Envoyée à Moscou par le Président du Sénat Alain Poher pour un Forum International au Kremlin, il naît dans son esprit le projet ambitieux de créer une Académie Européenne EST – OUEST, base scientifique du futur, susceptible de rassembler les créateurs les plus éminents de l’Europe : savants mais également écrivains et artistes. Elle fit donc cette proposition à la Tribune du Kremlin.
A son retour à Paris, elle présenta cette idée au Président Poher qui l’approuva avec beaucoup d’intérêt. Elle en deviendra l’instigatrice. Quelques temps plus tard, ayant rencontré par hasard le Professeur Raymond Daudel, Membre de l’Institut de France, ancien collaborateur d’Irène Joliot-Curie et de Frédéric Joliot, disciple de Louis de Broglie, l’idée lui vint de proposer à cette haute personnalité scientifique de réputation internationale, la présidence de cette Académie qu’elle était en train de créer avec l’appui d’autres personnalités de l’Institut de France.
Le 5 Mai 1980, Monsieur le Ministre de l’Intérieur signait un arrêté autorisant la fondation de l’Académie Européenne des Sciences, des Arts et des Lettres. Son siège étant à Paris.
Dès 1980, l’Académie fut très favorablement accueilli par l’UNESCO.
Dès le départ, le Dr. Nicole Lemaire mit bénévolement à la disposition de la future Académie deux locaux qui lui appartenaient :
-Le premier à Paris, 60 rue Monsieur Le Prince 75006, permettant d’accueillir des personnalités de passage dans la Capitale (Siège International et Officiel de l’Académie)
-Le deuxième à Antibes, Résidence « le Monte Carlo », 3 Boulevard Albert 1er , 06600 (France) (siège annexe pour le Secrétariat général de l’Académie qui gère l’adminstration de l’Académie) Ces deux locaux sont toujours en activités trente année plus tard.
La collaboration entre le Dr Nicole Lemaire d’Agaggio et le Professeur Raymond Daudel s’avéra particulièrement fructueuse. Ce dernier devenu le premier Président de l’Académie, devait le rester jusqu’à sa disparition, en 2006.
Selon l’idée du Dr Lemaire, l’Académie Européenne réussit à établir un pont entre les organes de haut niveau que constituent les Académies Nationales des Sciences, des Arts et des Lettres, et favorisa des rencontres entre des créateurs et des penseurs qui n’avaient pas souvent l’occasion de travailler ensemble, séparés les uns des autres par le rideau de fer.
L’Académie fut donc avant tout européenne afin de préparer une autre Europe.
Après la réunification des "Europe de l’Ouest et de l’Est", l’Académie Européenne s’orienta vers une dimension plus mondiale, puisqu’elle comporte des délégations des autres continents : Afrique, Amérique, Asie, Océanie.
Elle vise en effet, à aider l’Europe à mieux comprendre ce que doit être son rôle dans le monde et doit, par conséquent, tenir compte de l’avis des peuples non européens.
Durant cette période, des activités diverses en plein développement, réunirent des experts appartenant à diverses disciplines internationales et des actions importantes furent réalisées sous forme de conférences, de forums, de rencontres diverses. Ces réunions quasi-annuelles furent presque toujours organisées en partenariat avec l’UNESCO, mais ne doublent pas les activités des Sociétés Nationales ou Internationales qu’elles soient Gouvernementales ou non Gouvernementales.
l’Académie Européenne joue un rôle complémentaire à celui de l’UNESCO. Elle entretient des relations d’association et de consultation mutuelle avec l’UNESCO, mais a également des relations privilégiées avec de nombreuse autres Organisations Internationales, Gouvernementales ou non Gouvernementales, parmi lesquelles on peut citer : le Conseil de l’Europe, l’Académie des Sciences du Tiers Monde, l’AUPELF, l’Association Des Universités Africaines, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’Association Descartes, l’Institut International d’étude des Droits de l’Homme à Triste, l’Institut Trace Elément UNESCO de Lyon …
Fondation de l’Académie Européenne : (la plus ancienne des Académies Européennes)